Combat que j'ai mené auprès de ma soeur tout au long de sa maladie et dure réalité de la vie.
Après une promenade à vélo par une belle journée d'été, Yolande décide de prendre une douche, en se savonnant elle arrache un grain de beauté situé au dessus du genou, il ne tien qu'à un fil, ma soeur se dit qu'un pansement fera l'affaire.
Puis les mois passent et début décembre elle va chez la dermato pour un problème de peau, après inspection le docteur lui demande pourquoi ce pansement là? Et ma soeur lui explique. Le docteur regarde et lui dit que se n'est pas beau du tout, qui'il faut qu'elle lui enlève ce grain de beauté et qu'elle l'envoie analyser à Strasbourg.
En janvier le verdict tombe. En rentrant chez moi je vois ma petite soeur qui m'attend, elle est pâle, ses yeux sont remplit de larmes, elle se blotti dans mes bras et me dit "j'ai un cancer de la peau" et moi j'essaie de la réconforter en lui disant que se n'est peut être pas si grave que ça, que certain cancer se soigne bien et qu'elle est peut être prise à temps. Toute ma vie je reverrai cette scène là.
En février elle entra à l'hôpital Civile de Strasbourg, où elle fût opérée. Les chirurgiens creusèrent assez profond l'endroit où était ce grain de beauté. Puis elle fût sous traitement plus d'un an, cachets, plus une piqûre d'interféron chaque jour avec interdiction fomelle d'allez au soleil.
Un jour je suis tombé sur une publicité de mutuelle, qui parlait de cancer dûe à un grain de beauté, cancer appelé "mélanome malin" ils expliquaient qu'une personne opéré à plus de 5mm de profondeur où ce trouve le mal a une chance de survie de 2 à 3 ans. J'ai pris l'article et suis allée voir la dermato afin d'avoir des explications à ce sujet et connaitre la vérité sur l'état de ma soeur. Le docteur me confirmat ce que je venais de lire et m'annonça que Yolande ne s'en sortirait pas à moins qu'un miracle.
Croyez moi, quand j'écris cet article et que je repense à ça, mon sang se glace dans mes veines. Je suis sortie de chez la dermato en me disant que je fesais un mauvais rêve, qu'elle se trompait surment, que c'était impossible. On m'aurai frappé que ça n'aurait pas été pire, j'étais sonnée. Après ce verdict le plus dure à été de garder pour moi ce lourd secret, je ne voulais en parler à personne de peur que par inadvertance mes propos viennent à Yolande.